La dermite sebborhéique est une dermatose inflammatoire, plus connue sous le nom de « Lotta » aux Antilles, et qui est causée par une colonisation de la peau par une levure du genre Malasezzia.
Cet état apparait à priori chez les personnes ayant une dysbiose (un déséquilibre) de leur microbiote (ensemble de germes « sains » qui sont sur notre peau) cutané, favorisant cette colonisation. Les localisations préférentielles sont le cuir chevelu, parfois le visage (surtout la zone T avec atteinte des sourcils, sillons naso-géniens et pourtour des oreilles), et le milieu du tronc chez les hommes : ces zones ont pour commun d’être riches en sébum (plus grasses).
La DS se présente donc comme l’apparition de squames (« pellicules ») grasses, jaunâtres, sur fond plus ou moins rouge, et pouvant gratter. L’évolution est chronique et il est donc classique de refaire des poussées même si le traitement a bien fonctionné.
Un traitement « d’attaque » est donc souvent préconisé, suivi d’un traitement d’entretien plus léger mais plus long, permettant de limiter un peu la fréquence et l’intensité des récidives.
Sur le visage, les atteintes de la lisière du cuir chevelu et médio-faciles peuvent entrainer des dépigmentations transitoires, surtout sur peaux foncées : elles sont bénignes, et après avoir traité, s’estompent plus vite si on prend un peu le soleil chaque jour (15 min / j).
De même l’application de cosmétiques trop gras, ou d’huiles et beurres, que ce soit sur le visage ou le cuir chevelu, favorisent les récidives : à limiter donc. Préférer des crèmes fluides, légères voire des sérums pour le visage, et des crèmes ou mousses pour les longueurs des cheveux, sans appliquer sur le cuir chevelu lui-même.
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